Cette page existe parce qu’un blog tenu par quelqu’un sans formation sur un sujet qui touche à la santé devrait, au minimum, expliquer comment il fabrique ce qu’il publie. Voici ma façon de faire. Elle n’a rien de scientifique ; elle est simplement explicite.
D’où viennent les chiffres
Toute valeur chiffrée que vous lirez ici — un apport de référence, une teneur en nutriment, une prévalence — vient d’une source nommée dans le texte. En pratique, je m’appuie sur quatre :
- l’ANSES, pour les références nutritionnelles françaises et les tables de composition des aliments ;
- l’EFSA, pour les avis européens, qui divergent parfois des français — quand c’est le cas, je le dis ;
- l’Inserm, pour l’état des connaissances sur un mécanisme ;
- l’OMS, pour les repères internationaux.
Je ne cite jamais un chiffre de mémoire. Si je ne retrouve pas la source d’une donnée que je croyais connaître, je ne l’écris pas. Cela m’a fait supprimer plusieurs paragraphes déjà rédigés, et c’est très bien ainsi.
Ce que je sépare, et pourquoi
Dans chaque article, deux choses cohabitent : l’information générale, qui vient des sources ci-dessus, et ce que j’ai moi-même observé ou essayé. Les deux n’ont pas la même valeur. Mon expérience ne prouve rien — c’est un cas, un seul, avec ses biais. Je la signale donc toujours comme telle, par une formule, une parenthèse ou un paragraphe explicitement personnel.
Si vous lisez « j’ai remarqué que », c’est du vécu. Si vous lisez « l’ANSES fixe la référence à », c’est de la documentation. Je tiens à ce que la frontière reste lisible.
Ce que je ne fais jamais
- Aucun conseil individualisé. Je ne connais ni votre histoire, ni vos analyses, ni vos traitements éventuels. Écrire « vous devriez » serait malhonnête.
- Aucune promesse de résultat. Vous ne lirez pas ici qu’un aliment « guérit » quoi que ce soit, ni que vous allez vous sentir mieux en trois semaines.
- Aucun vocabulaire emprunté au soin. Les mots qui décrivent une prise en charge appartiennent à ceux dont c’est le métier. Les employer ici donnerait à ce carnet une autorité qu’il n’a pas.
Quand je me trompe
Cela arrive. J’ai relu trois fois le même tableau de l’ANSES avant de comprendre qu’une colonne donnait des apports journaliers et l’autre des teneurs pour cent grammes — deux choses sans rapport. Quand une erreur m’est signalée, je corrige l’article et je laisse une mention de la correction en bas de page. Je préfère un texte visiblement amendé à un texte silencieusement réécrit.
Si quelque chose vous paraît faux, approximatif ou mal sourcé, dites-le-moi. C’est le genre de message que j’aime recevoir.